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Lettre ouverte à Di Maria


Angel Di Maria s’apprête à vivre son premier Classico avec le Paris Saint-Germain. Et il ne sait probablement pas ce qui l’attend. C’est pourquoi nous avons décidé de lui expliquer les règles essentielles pour s’en sortir lors d’un PSG-OM. Un match pas comme les autres. Un match bien plus important que tout ce qu’il a connu auparavant. Un match qui ressemble à une grande aire de jeu. La preuve.

Cher Di Maria,

Si tu lis cette lettre, c’est que le Classico PSG-OM approche à grands pas. Autant te prévenir tout de suite, cette rencontre n’a rien à voir avec un Rosario – Newell’s, un Benfica- Porto, un Real – Barça ou un ManU – City . C’est bien plus que ça. Et tu vas très vite t’en apercevoir.

Tu peux t’enlever tout de suite un poids en te disant que dans un PSG-OM, il n’y a plus d’enjeux sportifs. Sois tranquille, les bookmakers misent sur ton équipe pour ce match. Néanmoins, pour briller dans cette rencontre, tu devras te mettre à des activités autres que le football.

L’élément indispensable : la corde à sauter

Sache, tout d’abord, que pour entrer dans cette aire de jeu immense qu’est le Classico, il te faudra une corde à sauter. Eric Di Meco pourra surement t’en fournir une. Lui qui, depuis 1992 et son tacle sur Laurent fournier, est le fournisseur officiel de cet outil très pratique. Tu devras apprendre à l’utiliser rapidement pour protéger tes chevilles car personne n’est à l’abri de voir surgir un Casoni de derrière les fagots. Ton équipe possède également quelques experts en la matière. Tu pourras, par exemple, consulter la fiche Wikipedia de Sylvain Armand pour te faire une idée. On ne fait pas mieux que lui depuis la saison 2004-2005 et son tacle sur Fabrice Fiorèse. Et ne t’avise pas de simuler. N’est pas Ravanelli qui veut et une sanction est vite arrivée.

L’activité Phare : la danse

Depuis la saison 2002-2003, chaque membre de ton équipe a eu le droit à des cours de danse particulier par le maître de la Salsa, Mr Luiz Fernandez. Tu verras, son déhanché fait mouche à chaque fois. Il y a juste quelques conditions à respecter pour pouvoir appliquer ses conseils : se faire pousser des bouclettes, avoir les dents en avant, faire des tours de magie avec ses pieds et ajouter un « inho » à la fin de son nom. Angel Di Marinho.

L’activité secondaire : réaliser des gestes de génie mais pas trop

Rassure-toi, dans cette aire de jeu made in Ligue 1, il faut aussi jouer au foot. Oui, oui, ça arrive… Parfois. Toi aussi tu peux écrire une page de l’histoire. Comme Boli et sa tête venue de nulle part en 1993. Comme ce lob d’extraterrestre de Pedro Miguel Pauleta face à un « divin chauve » qui n’avait plus grand chose de divin ce jour-là. Tu pourras également tenter ta chance de loin et envoyer une mine dans la lucarne comme Dhorasoo en 2006. Tu peux te faire plaisir. Profiter. Mais ne te sens pas obliger de casser des reins non plus. Rekik n’est pas Puyol. Il pourrait ne jamais s’en remettre.

Zlatan, le boss de du Classico

Si tu veux marquer, être la « star », il te faudra demander l’autorisation au Boss. Un grand bonhomme un peu étrange avec un catogan. Un type qui s’essaye parfois au Kung-Fu lorsqu’il n’est pas content et qui engueule souvent ses camarades. En 2012, Gignac avait eu le malheur d’inscrire un doublé sous son (grand) nez. Il a de suite répliqué par un « high-kick » avant d’envoyer une praline suédoise dans les filets de Mandanda. Un régale. Mais avec le temps, le patron s’assagit. Il s’est même mis aux mimes en 2013 avec son collègue anglais Barton pour le plus grand bonheur du public venu voir l’attraction du championnat de France.

Angel, inutile de t’en dire plus. Inutile de te parler de l’ambiance de folie dans le stade. Inutile de te parler du cirque médiatique qui entoure cette rencontre. Tout ça, il faut le vivre pour le comprendre. Ce match est, avant tout, une question de sentiments. De fierté et d’orgueil. Désormais tu as toutes les cartes en mains pour t’éclater. À toi de jouer.

Amicalement,

Un Taureau

A propos de Un taureau

Quand j'étais petit, on m'a dit que j'allais faire des corridas et que mes couilles allaient finir dans l'assiette du toréro. Du coup, je me suis enfui et le Talkfoot m'a accueilli les bras ouverts. Spécialiste de tout et de rien.

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