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On était au nouveau stade de Bordeaux


Vous le savez depuis un bail, j’habite à Bordeaux et je suis abonné aux Girondins depuis pas mal de temps. Il était donc tout naturel que je sois présent pour cette première au nouveau stade. Entre ambiance chaude et froid dans le dos…


L'ambiance du Nouveau Stade de Bordeaux par Girondins

Tout était cadré. A 16 heures, nous avions rendez-vous chez un collègue du boulot pour boire l’apéro près de Raveziès, à 2 minutes du tramway qui devait nous amener directement au sein de notre nouvelle enceinte. Après quelques bières devant la défaite de l’UBB à Toulouse, nous prîmes ce chemin que nous n’avions pas l’habitude de prendre pour aller à un match.

Nous arrivons au stade vers 20 heures, après avoir fait 30 minutes de queue pour entrer. Il n’y a pas de souci, nous étions prêts à attendre. Il fallait juste qu’on rentre un peu avant, que l’on puisse profiter pour s’approprier la maison. Une maison magnifique.

 

Époustouflant !

Posted by FC Girondins de Bordeaux on mardi 26 mai 2015

Ma place est au Virage Sud. Je ne suis pas adhérent mais juste sympathisant. Cela ne m’empêche pas de connaître toutes les chansons par coeur et de les chanter, ni de brandir mon écharpe. Puis vient la première entrée en tribunes. Celle qui te donne le ton.

J’ai fait pas mal de stades. Saint-Etienne, Lyon, Marseille, Paris, Barcelone, Liverpool et surtout le nord de l’Europe. C’est à chaque fois un frisson de monter ces escaliers et de voir le terrain d’une enceinte que je ne connais pas, la pelouse, les tribunes. Mais aujourd’hui, je vibre pour un stade qui va être ma nouvelle seconde maison. Il n’y a pas à dire, l’enceinte est magnifique. Tout est fait pour passer une bonne soirée.

Il est 20h30, le speaker du Kop tâte le terrain, lance des petits chants pour chauffer la tribune et pour se frotter au premières impressions d’une ambiance qui s’annonce chaude. L’accoustique est géniale, totalement différente de Lescure – un stade qui m’a fait passer par tellement de sensations mais qui n’a plus rien à voir avec celui-ci. Il me tarde les premiers gros chants. Je pense déjà au prochain Bordeaux – OM et à l’ambiance qu’il y aura.

Le match démarre. Après 10 minutes de jeu, première joie. Diego Rolan marque et devient le premier buteur. Puis je regarde le joueur qui vient fêter le but avec les Ultras, puis l’écran géant. Rolan fait une drôle de tête. Il a l’air de faire la gueule. Il est con ou quoi? J’apprendrai quelques minutes plus tard qu’une barrière vient de péter… Des gens sont tombés et se sont entassés par terre.

 

Pendant le match, nous avons sauté sur le sol. Quoi de plus logique pour un groupe de supporters qui pense à faire la fiesta tout en regardant du foot? La base. Le cul sur mon siège, ce n’est pas mon truc. Alors je saute. Cependant, je m’arrête quelques secondes plus tard. Je ressens comme des vibrations. Un peu comme si tu sautais sur un trampoline, sauf que c’est du béton. Il y a comme un sentiment de mal être. Comme une impression que ça ne va pas tenir.

J’apprendrai alors quelques jours plus tard que les stadiers et SBA (Stade Bordeaux Atlantique, maître d’ouvrage) auraient demandé aux Ultras de ne plus sauter dans sa propre tribune. Que les sièges ne sont pas là pour rien.

L’ambiance est belle et les chants raisonnent vraiment bien. Il n’y a pas à dire, ce stade est sublime. La suite, on la connaît. Victoire de Bordeaux, show d’après-match. Pas vraiment intéressant à décrire.

A mon retour, je lis les blogs et les sites d’actualité des Girondins. Je constate que des joints auraient lâché et que des fissures auraient été constatées. Je me sens mal à l’aise. J’ai hâte de revenir dans ce stade, mais je ne peux m’empêcher au mal être que j’ai ressenti dans le virage avec un sol qui vibre quand on saute, des barrières qui pètent, des sièges qui lâchent et des problèmes de solidité.

 

Je reviendrai à l’Ikearena car je m’abonnerai, car j’aime les Girondins, car je vais aimer ce nouveau stade. Cependant, si rien n’est fait pour me rassurer, je ne viendrai pas avec sérénité.

A propos de Jérémy

Fondateur du Talkfoot, présentateur de l'émission des Désaxés.

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