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Quatre types que j’ai envie de voir sur un banc de Ligue 1


Comme vous le savez, la Ligue 1 essuie des critiques par rapport à l’ennui que peuvent provoquer la majorité des équipes. C’est en partant de là que j’ai trouvé cinq noms de potentiels coachs qui pourraient me plaire dans notre championnat.

4- Vitorino Hilton

38 ans et toujours titulaire indiscutable en Ligue 1. En plus d’être un excellent défenseur, le Brésilien a au moins été capitaine partout où il est passé entre Lens et le MHSC. Vitorino est un exemple de combativité et de hargne. Son amour pour le ballon et son hygiène de vie (d’après ce que j’apprends) assure sa longévité.

Pourquoi j’ai envie de le voir sur un banc en Ligue 1 ? Car le mec est un exemple. Il impose le respect par son travail quotidien, ne rechignant pas à la tâche. En match, il est souvent le plus petit joueur sur le terrain, mais cela ne l’a jamais empêché de mettre de bons coups de casques pour défendre son but, ou parfois en marquer certains.

Puis quand on passe par René Girard, Jean Fernandez et Rolland Courbis aux styles complètement différents et qu’on est toujours titulaire, c’est qu’on sait s’adapter. Et ça, c’est précieux en Ligue 1.

3- Marc Planus

Il a arrêté le football l’année dernière après n’avoir connu que Bordeaux toute sa carrière. Planus, en plus d’être un défenseur intelligent dans son placement et dans la relance, a montré avec l’âge qu’il avait un véritable leadership sur et en dehors du terrain. Fin septembre, il avouait qu’il passait son diplôme d’entraîneur et qu’il se formait au sein du Haillan avec l’équipe réserve entraînée par Patrick Battiston. Il déclara à ce moment quelque chose de très juste.

Je trouve que dans le football moderne nous nous attachons aux statistiques, aux prestations physiques en oubliant le football pur et dur que j’ai pu apprendre. Marc Planus

Ce qui veut en fait dire…

J’ai l’impression que les footballeurs d’aujourd’hui se masturbent un peu trop sur les stats qu’un donne au Canal Football Club au lieu de se concentrer sur l’intelligence de jeu. Puis va falloir aussi penser avec sa tête et pas avec ses muscles. Marc Planus, traduit par le Talkfoot

2- Juninho

Je suis sûr que si l’on interroge tous les supporters de Lyon sur le nom du prochain coach qu’ils veulent voir sur le banc de l’OL, 90% répondront Juninho, 9% Houiller et 1% Domenech just for ze LOL. Quoi qu’il en soit, Juninho reste le symbole des grandes années lyonnaises qui ont permis au club d’acquérir une notoriété continentale et de déjouer tous les paris sportif.

Il a donc un atout de taille, les supporters l’adulent. Et ouais, ce n’était pas forcément le cas des coaches en place depuis quelques années, de Claude Puel à Bruno Génésio. Ce dernier avait même fait l’objet d’une pétition. A Lyon, le football a une place très importante et Jean-Michel Aulas veut construire une véritable institution un peu à la mode Bayern Munich: obtenir des résultats sportifs, renforcer la famille OL tout en étant en auto-gestion financière. Juninho symbolise travail, discipline et réussite, ça peut dégonfler certains melons à la Tola Vologe.

1- Jérôme Leroy

Un créatif. Un putain de mec libre. Il n’a pas forcément eu la carrière d’un Zidane ou d’un Guardiola, mais il savait quoi faire avec un ballon. Jérôme Leroy est avant tout quelqu’un qui aime s’exprimer avec un ballon. Et un jour, alors qu’il a arrêté le football, il a fait un constat lucide (déjà en 2013). Une intervention magnifique.

Je suis mon fils qui évolue avec les moins de 13 ans du Stade Rennais. Je l’aiguille, mais ce n’est pas facile. Je vois qu’il est déjà formaté quand il joue avec ses copains et qu’il se positionne à son poste en club… Il va là où on le met et il fait bêtement ce qu’on lui demande… Si je devais faire quelque chose dans le foot, ce serait avec les jeunes. Pour les déformater ! Il y a trop d’entraînements et ils sont mal entraînés, ça fait beaucoup, non ? Quand ils arrivent en pro, les gamins savent soi-disant tout maintenant. Ils connaissent trop de trucs, mais pas les bons. À dix-huit ans, il ne leur manque plus rien. Mais lorsqu’ils arrivent au plus haut niveau et découvrent qu’ils doivent encore faire plus, ils sont finalement déjà rincés après avoir été trop compressés. Le mal est là. Jérôme Leroy en 2013

Jérôme, bordel, ce n’est pas comme ça qu’on se fait des amis au sein de l’élite français… Bon, tu re-tentes ta chance ?

La formation française fait du formatage de joueur. J’ai grandi en jouant au football dans les quartiers. Quand on voit ces jeunes footballeurs issus des quartiers, ils sont dénaturalisés dans les centres de formations. On leur apprend seulement à courir vite et à sauter haut. Tous les joueurs se ressemblent. On se rend souvent compte de la différence avec les autres pays à partir des 8èmes et des quarts de finale de la Ligue des Champions, dans la circulation de balle et dans les contrôles. C’est fluide. En France, les entraîneurs ont souvent tendance à vous enfermer dans des cases. C’est du genre : ‘Tu sais faire ça, alors tu ne dois faire que ça’. C’est auprès de coachs étrangers que j’ai le plus progressé au cours de ma carrière. A Marseille, avec Abel Braga, on était tous considérés de la même manière. Il faisait plus progresser ceux qui ne jouaient pas que ceux qui jouaient. Jérôme Leroy en octobre 2015

J’ai vraiment, vraiment envie de te voir sur un banc de touche, pour que tu puisses essayer de changer les choses.

A propos de Un blobfish

Quand je suis rentré au TF en 2012, on m'a promis que j'allais traiter des sujets intéressants mais je n'interviens que pour la L1 et L2. Du coup, je fais la gueule.

Un commentaire

  1. Bonjour,
    J’aimerai bien aussi voir Juninho en tant qu’entraîneur de l’OL un jour. Selon moi, il aurait le support de la majorité des supporters, même si l’équipe se débrouille plutôt bien en ce moment avec Bruno Génésio.

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