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« Le Maritimo a tenté sa chance seul »


Nicolas Vilas
Nicolas Vilas nous répond sur le Maritimo

Nicolas, que peut-on dire de l’histoire de ce club ? Est-ce qu’il génère une forte identité au Portugal ?

Le Maritimo est le premier club insulaire à s’être illustré au Portugal. Il a remporté le Campeonato de Portugal en 1926, l’ancêtre de la Coupe du Portugal. Dans les années 30, il a été privé, comme les autres équipes de Madère et des Açores de participer aux compétitions nationales. Une conséquence de la Révolte de Madère (tentative de coup d’état avorté en 1931) et sanctionnera les équipes e ces régions durant de nombreuses années. Au début des années 70, après de nombreux titres régionaux, le Maritimo devient la première équipe insulaire à atteindre le niveau national. Depuis, il n’en est plus sorti.

Ce club est très ancré dans la réalité locale de Funchal mais pas seulement. De nombreux émigrés originaire de l’archipel de Madère ont exporté leur amour pour leur club – qui lors de sa fondation en 1910 a adopté les couleurs du parti républicain. Le Maritimo possède autour de 20 000 socios et certains clubs à l’étranger portent son nom. Le plus connu est le Maritimo de Carcas qui a été sacré champion du Venezuela à quatre reprises dans les années 80 et 90. Là-bas réside une grande colonie de portugais originaire de Madère.

Y’a t-il un derby à Madère ?

Pas un mais plusieurs ! En Liga, les deux clubs actuels sont le Maritimo et le Nacional mais le foot à Madère c’est aussi l’União. Dans les années 60, l’idée de fusionner les autres grands clubs de l’époque qui résidaient à Funchal (Maritimo, Nacional, União et Sporting da Madeira) avait été débattue. Mais le Maritimo a préféré tenter sa chance tout seul. Il a eu raison…

Quel est le système de jeu du Maritimo cette saison?

Une défense à quatre, un milieu avec deux joueurs solides et remuants (João Luiz et Rafael Miranda), deux très bons joueurs de couloir : Sami et Héldon. Techniques et explosifs. Un élément plus libre devant : Danilo Dias et un atatquant athlétique et puissant : Fidélis. C’est une équipe qui possède de bons joueurs de ballons et quelques beaux spécimens physiques.

Peux-tu nous présenter les français qui jouent au Maritimo ?

Le gardien Romain Salin a joué près de Bordeaux à Libourne, il y a quelques années. Il arrivé au Portugal par la Naval, un club qui avait déjà un français dans ses cages avant l’arrivée de Salin : Romuald Peiser (Académica). Il entame sa deuxième saison à Funchal, la première comme titulaire. Salin a mangé son pain noir, il a notamment été sans club pendant quelques mois et ça en fait un mec encore plus humain. Il sait relativiser et a le sens des valeurs. Ca s’entend et se sent dans son discours. Idem pour Valentin Roberge, le défenseur central. C’est un défenseur qui aime relancer proprement, un joueur moderne. Il est en fin de contrat en juin prochain et y’a du monde sur son dossier. Et c’est aussi juste que logique. Roberge c’est aussi un fan du PSG, un gars qui n’a oublié ses potes de Montreuil et encore moins sa famille. Comme Salin, un mec bien…

Contre Bordeaux, est-ce que le Maritimo peut faire un résultat ?

On l’a vu à l’aller. Oui 😉

A propos de Tony De Lemos

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