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L’équipe-type des mecs qui ont la classe ultime

On parle souvent d’un joueur qu’il est cramé lorsqu’il dépasse la trentaine. Nous, on ne le pense pas. L’amour et les valeurs du sport peuvent t’emmener au top, même jusqu’à 40 ans pour certains. Parce qu’ils sont des exemples, voici l’équipe-type des mecs qui ont la putain de classe. Délicieux.

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Gianluigi Buffon (Juventus)

On pourrait croire qu’il est un pur produit de la Vieille Dame, mais Gigi Buffon a été formé à Parma. Arrivé en 2001 à la Juve, le gardien se révèle jusqu’à en être l’un des meilleurs au monde. Mais parfois, on peut être le meilleur et connaître des contrastes comme par exemple n’avoir jamais gagné la Ligue des Champions ou jouer des matchs en Série B jusque sur le terrain du poétique club de Crotone. En 2006, lors du scandale du Calciopoli, la Juve est reléguée. Gigi aurait pu partir ailleurs mais il est resté. « Je n’ai jamais gagné la Série B, ce sera l’occasion de la gagner ! » déclarait-il à l’époque. Au final, ce geste a été apprécié par les tifosi et la Juventus retrouve petit à petit son rang qui devait être le sien. Fidèle et talentueux, Buffon a aussi une gueule qui a fait de lui un joueur respecté. Ajoutes en plus qu’il est italien, si lui n’a pas la classe, personne ne l’a.

Carles Puyol (Barcelone)

35 ans dont 14 à entendre le même hymne quand il entre sur la pelouse des Blaugrana. « Barça Barça Baaarça !« . Lui, ça ne l’emmerde pas. Catalan pur souche, il terminera sa carrière ici. Carles Puyol n’a jamais été le meilleur au monde. Pas forcément rapide, il a su s’imposer par sa pugnacité et sa tronche a rapidement fait de lui un joueur emblématique. D’ailleurs, il est surnommé Tarzan non seulement pour sa touffe mais aussi pour son envie de mourir sur un terrain, file lui une liane, il ira direct au charbon. A côté, mon saut de 3 mètres au Aventure Parc du coin fait rire. Quant à son CV, rien à dire: Ligue des Champions, Coupe du Monde, Euro, Liga et Copa del Rey (sans oublier tous les trucs du style Coupe du monde des clubs). Tout le personnage peut se résumer au coup de tête donné en demi-finale de CDM 2010 contre l’Allemagne. Surpuissant.

John Terry (Chelsea)

Que retiendra-t-on de John Terry ? Arrivé dans les équipes de jeunes chez les Blues, il perfectionnera ses gammes aux côtés d’un autre monument: Marcel Desailly.

[blockquote style= »1″]J’ai eu Terry comme élève, mais c’était un petit gars précoce et insolent qui me harcelait de questions sur la tactique et le positionnement. Parfois, il venait me voir avec des suggestions détaillées sur la façon dont devaient bosser les médecins et préparateurs physiques du club. Il partageait son avis et entendre ça d’un gosse de 18-20 piges était un peu spécial.[/blockquote]

Spécial, t’as tout dit Macel. Quand t’es un gamin et que tu commences à donner des conseils à des vieux de la vieille, soit t’as une paire de couilles aussi grosses que des boules de pétanque, soit t’es un baratineur. Vérifions.

La putain de classe.

Daniel Van Buyten (Bayern Munich)

Déjà, le mec est né à Chimay. Impossible de ne pas être fidèle au Bayern dans la région qui a la plus grande Oktoberfest (fête de la bière) au monde. En 2014, il fêtera son huitième printemps avec le maillot des champions d’Europe en titre. Devenu désormais remplaçant au sein de la charnière Bavaroise et après avoir enchaîné les blessures, Daniel n’en reste pas moins un meneur d’hommes incontestable au sein du vestiaire. Ce qui fait aimer Van Buyten, c’est son charisme, sa gueule d’ange mêlé à son physique de penderie (Ikea à côté sont des rigolos) ont fait de lui l’un des défenseurs les plus intimidants de son époque. Je me souviens (à mon grand désarroi) du match retour à Barcelone en demi de ligue des champions d’un défenseur incroyable, jamais perturbé alors que le Barça avait annoncé l’enfer. Aujourd’hui, s’il n’est plus indispensable sur le terrain, il reste l’élément pilier d’un vestiaire. Et Dieu sait qu’un vestiaire, c’est primordial. Allez, en prime, il ira en coupe du monde avec la Belgique, brassard en poche, qui était absente depuis 2002. Une coïncidence ? Non.

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Il verra le Brésil cet été

Steven Gerrard (Liverpool)

Un immortel. Un seul club dans sa carrière. Un génie sur le terrain. Pas rapide, pas très costaud, même pas beau, Steven Gerrard dégage pourtant quelque chose qui inspire le respect, un truc grandiose. Il sait faire les transversales comme personne, il sait frapper fort, placer et surtout il sait finir sur les rotules pour enchaîner quelques jours plus tard face à des bouchers qui jouent dans des clubs de seconde zone. Mon plus grand souvenir ? C’est ce coup de tête en finale de ligue des champions. Il est le précurseur de l’incroyable remontée face au Milan. Dans les vestiaires, alors que tout semblait perdu (0-3 pour le Milan à la pause), Rafa Benitez a confié que sans Steven Gerrard, jamais Liverpool ne serait parvenu à renverser la vapeur. C’est le genre de joueur que tu ne veux jamais voir prendre sa retraite. Un jour, ça arrivera. Et si tu pars sur un titre de Premier League qui fuit les Reds depuis 23 ans, alors il faudra inventer un mot plus fort que la classe pour te définir.

Andrea Pirlo (Juventus)

Le mercenaire le plus classe au monde. Bien évidemment, ce n’est pas sa fidélité que l’on peut considérer comme grande. Faire l’Inter, puis le Milan AC et la Juventus n’est pas forcément un chemin apprécié par un supporter. Pourtant, il éblouit tout. Aujourd’hui, on en oublierait presque qu’il a porté le maillot des deux ennemis de la Vieille Dame. Tout lui va. Sur le terrain, c’est juste du régal. Andrea Pirlo est le meilleur quand il s’agit de caresser un ballon. Corners, coups-francs, renversements de jeu, tout est chirurgical. Il a été l’un des meilleurs joueurs de l’Euro 2012 dont personne ne voyait l’Italie en finale. Voir un type de 34 balais toujours à ce niveau, c’est grand.

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Deux générations, deux styles, une seule classe

Javier Zanetti (Inter Milan)

Cette année, c’est son histoire qui a eu la classe ultime. Fin avril, Javier se pète le tendon d’Achille contre Palerme à 39 ans. Foutu, c’est fini pour lui. Juin, l’Inter le prolonge. Novembre, revoilà Zanetti sur un terrain à 40 ans contre Livourne. Génie. En place depuis 1995 à l’Inter, le club a vu défiler beaucoup d’entraîneurs mais lui a toujours été titulaire et capitaine. Indiscutable car il est un exemple. Hygiène de vie parfaite, toujours la même coupe de cheveux de papa allant chercher son fils à l’école après le boulot, Javier Zanetti impose le respect. Niveau ballon, on tape aussi dans le top mondial. Sa vision du jeu, son placement et surtout sa polyvalence font de lui un joueur qui a toujours été rare dans le football. L’autre contradiction qui pourrait caractériser Javier Zanetti serait à la fois sa combativité et son fair-play. Il Trattore est déjà dans l’histoire. Et s’il s’offrait une coupe du monde ?

Frank Lampard (Chelsea)

Plus de 600 matchs avec les Blues, on en oublierait presque que Frank a fait ses classes à West Ham dans un premier temps. Véritable force physique de la nature, on connaît Frank Lampard pour ses qualités de charognard du football prêt à s’y filer. Rien ne lui a jamais fait peur. Il devint en 2011 une légende vivante en étant meilleur buteur de l’histoire de Chelsea après un doublé contre Aston Villa. Il aurait pu signer ailleurs contre un gros chèque plus d’une fois, mais l’amour est également partie intégrante de ce joueur hors du commun.

[blockquote style= »1″]Avant que ma mère ne s’en aille, elle m’a demandé de ne jamais quitter Chelsea.[/blockquote]

Dans le jeu, Lampard est grandiose. Un milieu anglais à l’ancienne qui a su s’adapter au football moderne. Le type de joueur en voie d’extinction. Et ça m’emmerde.

Xabi Alonso (Real Madrid)

Pour stabiliser un bloc équipe, c’est le meilleur. Discret sur un terrain, c’est le genre de mec qui ne se fait remarquer que s’il ne joue pas. Les gens sont éblouis – à juste titre – par la classe d’un Cristiano Ronaldo, par le jeu collectif de la Roja. Les grands noms qu’il a côtoyé le feraient passer pour un joueur de seconde zone. Mais Xabi Alonso est un chef d’orchestre. Le show, c’est pas son truc. Calme et précis, ses passes dans l’entre-jeu sont toujours annonciatrices d’actions dangereuses. Il sait orienter et se montrer indispensable dans un relais de défense à milieu. Ce n’est pas pour rien qu’un connaisseur comme Carlo Ancelotti pousse pour le garder après la fin de son contrat en 2014. Il n’a pas besoin d’aller se jeter sur tous les ballons comme un chien enragé. C’est pas son truc. C’est un chirurgien, un mec qui ne se montre que par la finesse d’un geste bien fait et efficace. Et ça, c’est aussi ce que j’aime. En fait, j’ai qu’un mot qui lui irait: élégance.

Francesco Totti (AS Roma)

20 ans de Roma. Putain. Rien que cette phrase irait pour dire qu’il a la classe. Francesco Totti n’est plus à présenter, il en a vu défiler des joueurs et des coaches. Il a toujours su s’adapter pour être le meilleur, quelle que soit la philosophie de l’entraîneur en place. Cet été, il ne connaissait rien de Rudi Garcia. Là où lui aurait pu dire « Moi c’est Totti, et toi t’es qui putain ?« , il a préféré écouter, se plier aux règles d’un coach qui vient d’un championnat mineur. Formidable leader historique, il a su beaucoup marquer étant plus jeune (ou moins vieux, comme tu le sens). Aujourd’hui, à 37 ans, là où d’autres n’ont plus eu les jambes, il continue d’être indispensable par des déplacements plus adaptés, de l’influence dans le jeu offensif et par quelques coups de canon. Sa prestation sur le terrain de l’Inter en est la parfaite illustration.

Didier Drogba (Galatasaray)

Une machine. C’est peut-être le mot qui définit le mieux Didier Drogba. Si ses performances sportives n’ont jamais été à prouver depuis ses débuts dans le foot pro au Mans puis à Guingamp, ce type a une putain de gueule et un charisme fou. Ce que j’ai toujours aimé, c’est son investissement en équipe nationale.  Il est sûrement le joueur qui m’a fait passer par toutes les émotions. Didier, je t’ai aimé avec Chelsea, je ne t’ai pas compris quand tu es parti en Chine, tu m’as ému avec les Eléphants. Tu es droit, tu ne triches pas. Tu détestes l’injustice. « It’s a fuckin’ disgrace » disais-tu en 2009 quand Barcelone est venu t’éliminer à la dernière seconde. Tu représentes toutes les valeurs de ce sport. Les gens ont essayé de te faire douter, la presse te hait dans ton pays. Tu t’en fous, tu viens de sortir la Juve en Ligue des Champions et tu verras le Brésil. T’es un guide. Merci d’avoir voulu être footballeur.

Deux grands noms du foot d'aujourd'hui.
Deux grands noms du foot d’aujourd’hui.

Bonus des mecs qui ont la classe:

Thierry Henry (New York)

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La photo est géniale, inutile d’en dire plus

Esteban Cambiasso (Inter Milan)

Vilain, ni esthète, ni boucher, Esteban Cambiasso a toujours été techniquement limité. Mais son jeu aérien et sa vision du jeu font de lui un homme indispensable pour l’Inter. Encore un putain de super meneur.

Ronaldinho (Atlético Mineiro)

Le Brésilien par excellence. Il savait être bon après avoir fait la fête la nuit d’avant. Pour lui, le foot, c’est un jeu. On a trop souvent tendance à l’oublier. Heureusement que tu es là pour nous le rappeler.

Patrice Evra (Manchester United)

Oublie Patrice chez les Bleus quelques secondes. Tu ne vas pas me dire qu’il n’a pas la classe quand même. Capitaine, formidable ailier, Patrice Evra sait motiver une troupe. Ferguson ne se trompe jamais.

Ryan Giggs (Manchester United)

S’il n’est pas dans l’équipe-type, c’est uniquement car il n’a plus les jambes pour jouer régulièrement. Mais ne pas au moins le citer serait une insulte au football.

Iker Casillas (Real Madrid)

Iker Casillas est en difficulté en ce moment. Il n’en demeure pas moins que sa carrière (au Real et avec l’Espagne) ne puisse parler qu’en sa faveur. Grand.

A propos de Un félin

Je viens, je parle de foot et je retourne dans la savane. J'aime surtout parler de foot espagnol.

2 commentaires

  1. Et juninho il est ou?

  2. Steven Gerrard un savant mélange entre classe, charisme et talent. Bien que mercenaire, Ibrahimovic aurait pu être cité.

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