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L’équipe type des mecs qui n’auront jamais un sujet au CFC


Nouvelle année 2013 signifie nouveaux sujets 2013 pour le Talkfoot. Nous sommes ravis de vous présenter le premier volet d’une longue série consacrée aux équipes-types. On le sait, on fait des équipes-types sur tout et n’importe quoi. L’équipe-type du monde, l’équipe-type des joueurs les mieux payés, etc.

Aujourd’hui, on a eu envie de faire l’équipe-type des bons, voire très bons, joueurs de notre championnat de Ligue 1 mais qui n’auront jamais la chance d’être médiatisés comme l’ont pu l’être Zlatan Ibrahimovic, Lisandro Lopez, Thiago Silva et j’en passe. Je sais ce que vous allez dire: « Mais il manque des joueurs comme Corgnet, Féret dans cette équipe-type ». C’est normal. Nous avons choisi des joueurs dont nous sommes sûrs qu’ils n’auront aucune chance de se retrouver en pleine lumière, malgré leur talent avéré. Bref, je te présente notre équipe-type des mecs qui ne passeront jamais au Canal Football Club.

Nicolas Penneteau (Valenciennes)

Nous avons choisi ce gardien à l’unanimité. Il s’inscrit dans la lignée des gardiens comme Jean-Marie Aubry, Fabien Cool ou Guillaume Warmuz. C’est un gardien familier dans le paysage de la Ligue 1 à la fidélité inébranlable et meneur d’hommes au vestiaire. Ce type est désormais une figure emblématique de Valenciennes et symbolise sa progression au sein de l’élite. Plutôt à l’aise dans les sorties aériennes et excellent sur sa ligne, il est le titulaire indiscutable de cette équipe. Par contre, question médiatisation, ce n’est pas vraiment ça. Au mieux, il peut être interviewé sur la chaîne Dailymotion du club de temps en temps. Au pire, il passe au CFC pour que la France entière voit à quel point les maillots de gardiens sont moches à VA.

Sérieux quoi…

Mariano (Bordeaux)

Avant j’étais roux. Mais ça, c’était avant. Depuis, Mariano a remplacé un Mathieu Chalmé beaucoup moins performant qu’au moment des belles années bordelaises. Le Brésilien est discret dans la vie. Il vient à l’entraînement, il fait son boulot puis il se casse chez lui. En match, c’est un peu pareil. C’est comme au resto quand t’es à un repas de classe ou corpo. Il y a toujours un type, discret à qui la seule phrase que tu vas adresser c’est « Tu peux me passer le sel stp ?« . Pourtant, Mariano ne manque pas de talent. Doté d’une technique au dessus de la moyenne au sein de l’effectif girondin, il a la belle particularité d’être ultra-offensif. La symétrie parfaite avec Trémoulinas à gauche, la crinière en moins. Mariano continue son bout de chemin tranquillement sans que l’on parle de lui dans les médias.

Paul Baysse (Brest)

Au moins, on est sûrs qu’il n’aura jamais un sujet au Canal Football Club cette saison puisqu’il s’est pété les ligaments. C’est la fin de saison pour lui. Mais sur la première partie de l’exercice, il mérite amplement sa place. Il se distingue certes par sa crinière mais aussi par sa pugnacité à user l’adversaire. Sur le terrain, un type appliqué, technique avec une belle relance mais aussi une vraie garce qui n’hésite pas à mettre les coups quand il faut pour emmerder le type qui se retrouve dans sa zone. J’espère vraiment qu’il se remettra vite de sa blessure car c’est toujours sympa d’avoir des joueurs comme lui.

Aymen Abdennour (Toulouse)

Abdennour, c’est plutôt le type discret. Tu sais, quand tu connais pas trop le Téfécé et que tu regardes un match, c’est le genre de joueur où tu te dis: « Il est bon lui ! Il vient d’où ? » alors que le type a déjà 50 matchs de Ligue 1 à 23 ans. Pourtant, Abdennour gagne à devenir un des vrais talents de notre championnat. Il a la carrure typique d’un défenseur de L1 (1m87, 84kg, un bon poulet) mais il possède également cette propreté dans la relance et malgré son allure, a un bon bagage technique. Son point faible ? Peut-être sa vitesse compensée par son sens du placement. Utile également sur coup de pied arrêté. Bref, un futur vrai bon gars.

Jonathan Brison (Saint-Etienne)

J’ai hésité, y’a plein de bons arrières gauches en France comme Trémoulinas, Lucas Digne… Mais je me suis dit qu’ils allaient avoir un sujet au CFC un jour. Par contre, dans la catégorie des joueurs de talent qui sont passés sous silence, nous pouvons bien citer Jonathan Brison. Arrivé à l’arrach le 31 janvier 2012 chez les Verts pour sortir Goulham de son confort, l’ancien joueur de Nancy ne joue pas tout le temps mais fait des prestations honorables. Il est capable sur un match de faire le débordement et le centre parfait pour donner la victoire à son équipe. Il est également régulier derrière. Parfois, il peut s’emporter d’un ou deux tacles de débile mental, mais au final, il est finalement plus un renfort qu’une plaie pour l’ASSE.

 Renaud Cohade (Saint-Etienne)

Voilà un vrai beau milieu de terrain ! Il n’a ni le palmarès de Thiago Motta ni le style de Yann M’Vila mais il est véritablement une valeur sure de notre championnat. Il est arrivé en Ligue 1 à Bordeaux où il n’a jamais vraiment explosé. Ce n’est que quelques années plus tard avec Strasbourg et Valenciennes qu’il se fera connaître. Véritable pilier à VA, il partit cette année dans le Forez avec le sentiment du devoir accompli. Pas forcément titulaire à chaque fois, il a su répondre présent par son intelligence de jeu avant tout. Faut savoir que le type ne va pas vite, qu’il ne sait pas faire de passement de jambes et n’es pas forcément le plus endurant de l’équipe. Mais son intelligence et son anticipation sont des atouts qui peuvent compenser tous ces défauts. Regardez juste un match de Sainté et focalisez-vous sur lui, vous verrez que vous le trouverez d’un coup excellent.

Cohade avec des cheveux
Cohade avec des cheveux

 Yann Jouffre (Lorient)

Alors lui, t’as l’impression qu’il a toujours été là. Tout le monde sait qui est Yann Jouffre, un éternel espoir qui n’a jamais percé. Pourtant le Merlu a beaucoup de talent à revendre. Yann Jouffre, c’est avant tout une redoutable patte gauche, capable de distiller de bons ballons et de frapper en force. Mais comme vous avez pu le voir sur l’image, c’est bien à droite que j’ai mis ce type. Car sa plus grosse qualité est de pouvoir facilement depuis son côté piquer dans l’axe. C’est trop rare en France pour ne pas le citer. On dit généralement de rester sur les côtés, lui, il surprend par sa fougue et ses déplacements improbables. Mais bon, il n’aura jamais les lumières du CFC.

Wahbi Khazri (Bastia)

J’en parlais déjà alors que Bastia était en National. Lui, c’est une pépite. Doté d’une aisance technique des deux pieds, il est un peu comme Jouffre avec cette capacité de jouer dans l’axe, à droite ou à gauche. Le Tunisien va manquer à son équipe durant la CAN 2013 car son volume de jeu n’est pas négligeable. En plus, il a une belle patte qui aide beaucoup son équipe sur les coups de pied arrêtés. Pan ! Dans ta face Rothen ! Mais vu qu’on préfère parler de l’extra-sportif quand on parle du SC Bastia, nul doute qu’il n’aura pas l’occasion d’être mis en valeur au CFC ou dans tout autre média.

Benjamin Nivet (Troyes)

Lui, tu l’as déjà croisé avant sur les pelouses de Ligue 1. Mais tu te dis: « Ouais, c’est Nivet quoi. Un bon joueur sans plus« . Sauf que si, il apporte son plus à l’ESTAC qui serait encore plus dans la merde que ce qu’il n’est actuellement sans un mec comme Benjamin Nivet. Il apporte sa touche technique, son expérience et sa vision du jeu dans une équipe qui veut construire et pas bétonner. Toujours propre dans ses passes et dans ses appels avec son pote Stéphane Darbion. Il est le point fort de l’entre-jeu troyen. C’est vraiment dommage que l’ESTAC dispose d’une défense en bois car devant, ça tient la route avec son meilleur Benjamin en tête de gondole.

Saber Khlifa (Evian TG)

C’est l’atout numéro 1 de l’ETG. Arrivé en Europe directement chez les Savoyards, il n’a pas su s’imposer directement avec des stats toutes pourries l’an dernier (31 matchs, 4 buts). Mais cette saison, Saber s’est bien préparé et a fait une première partie de saison prometteuse. Sous son aspect jemenfoutiste se cache un joueur intelligent dans ses déplacements, vif et doté d’une bonne technique. Il est idéal pour un jeu en profondeur, les contres et faire le boulot autour d’un numéro 9 tueur. Bref, Saber Khlifa peut être utilisé pour pas mal d’alternatives et ça, ça me plaît. On ne parlera jamais de toi car tu joues à Evian et personne ne parle d’Evian Thonon-Gaillard.

Grégory Pujol (Valenciennes)

Grégory, c’est mon coup de coeur. C’est le genre de type qu’on range dans les talents d’hier du style Pagis, Leroy ou Savidan. C’est l’histoire d’un type dont on ne se souviendra plus d’ici 10 ans. Pourtant, c’est un sacré numéro 9. Révélé à Nantes avant de se perdre à Anderlecht et Sedan, il se retrouve au top de sa forme chez les Rouges de VA. Depuis 2007, ce fidèle soldat continue de planter lorsqu’il a l’occasion de jouer. Il est l’atout idéal pour finir des actions bien construites. Il n’est ni rapide, ni doté d’une technique hors du commun. Ce qu’il aime, c’est le placement. Il a toujours un coup d’avance sur son adversaire, il en est obligé. Avec l’expérience, il sait comment tromper quelqu’un. Un renard, un vrai. Une espèce en voie d’extinction. Trop vieux et trop « sans avenir » pour qu’on parle de lui.

 

Et vous, vous auriez vu qui ?

A propos de Un félin

Je viens, je parle de foot et je retourne dans la savane. J’aime surtout parler de foot espagnol.

Un commentaire

  1. Khazri finira sûrement par avoir son sujet..
    La moitié de l’équipe de Lorient y aurait sa place (Audard, Mareque, Monnet-Paquet…).
    Darbion à Troyes, Courtet à Reims et encore plein d’autres

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