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Les mecs qui ont gagné un survêt’ des Bleus


Avant leur série de match amicaux en Amérique du Sud, on s’est focalisé sur la liste de Didier Deschamps et la venue de plusieurs petits nouveaux (Mangala, Guilavogui, Grenier…), nous avons décidé de monter une équipe type des mecs qui ont connu quelques capes sous le maillot Bleu. Joueurs de la vieille école ou tubes d’un jour, l’Equipe de France s’est dessinée avec eux. Voici l’équipe type des mecs qui ont gagné un survêt des Bleus.

 

Stéphane Porato

Nous sommes en novembre 1999, Stéphane était à l’époque le gardien de l’OM et après la bataille perdue contre Bordeaux l’année d’avant, l’attente grandissait. Sauveur de meubles lors d’un début de saison catastrophique, il se voit récompensé pour le match amical du 13/11 face à la Croatie en amical. Une rencontre remportée largement par les Bleus avec pour les nostalgiques des buts de Vairelles, Pirès et Maurice (Florian, pas Jean-Eudes hein). La suite s’annoncera plus difficile avec une saison où le maintien sera le seul objectif du club et où Stéphane sera pris en grippe par les supporters. Barthez, Lama et Ramé joueront plus tard l’Euro 2000, Porato ne sera jamais rappelé.

L'époque où ta tenue c'était un shorty et une robe de chambre.
L’époque où ta tenue c’était un shorty et une robe de chambre.

Julien Faubert

Il a quand même plusieurs points communs avec Zidane. Il est formé à Cannes et a joué à Bordeaux et au Real. Il a également marqué pour sa première sélection chez les Bleus et a porté le numéro 10 comme son illustre prédécesseur. Oui mais voilà, il y a une différence. C’est que Julien n’a porté le maillot des Bleus que lors de ce match amical contre la Bosnie qui lui a permis de marquer avec 10 minutes de jeu dans les jambes. Ce bogoss.

 

Jean-Pierre Cyprien

Remarqué au Havre et révélé à Saint-Etienne, Jean-Pierre Cyprien a eu l’occasion de sa vie en Equipe de France. Quelques mois après la désillusion face à la Bulgarie pour la Coupe du Monde 1994, Aimé Jacquet cherche de nouvelles têtes pour reconstruire son équipe. Jean-Pierre fait partie d’une shortlist et se voit récompensé de ses belles perf’ avec l’ASSE par une convocation pour le match amical des Bleus en Italie, à Naples. Une victoire de prestige avec 15-20 minutes de joués par Cyprien. Prometteur. Mais trois jours plus tard, le voilà qu’il se pète le tendon d’Achille. La pire blessure pour un joueur de foot. De longs mois plus tard, il retrouva les terrains mais c’est trop tard: l’Equipe de France se construira sans lui.

La vista de Cyprien
La vista de Cyprien

Alain Goma

Pur produit de la jeunesse dorée auxerroise, il est récompensé de l’incroyable saison de l’AJA et du titre de champion de France par une sélection face à la Turquie en 1996. Un amical certes mais une équipe de titulaires indiscutables de l’époque comme Blanc, Deschamps, Zidane ou Djorkaeff. Au milieu, il y a Alain, le paysan venu d’Auxerre. Lui n’avait pas Sony ou Pirelli comme sponsor sur le maillot. Il avait le Poulet Duc et il s’en foutait. Il a représenté deux fois le pays: lors de la victoire en 1996 contre les Turques (4-0) et lors du match nul en Autriche (2-2) après la victoire des Bleus en Coupe du Monde où il était entré en jeu.

Le plus gros sponsor de l'histoire du foot
Le plus GROS sponsor de l’histoire du foot

Franck Jurietti

Il aura marqué l’histoire de l’Equipe de France par un record difficile à battre, à savoir celui du joueur ayant eu la plus courte sélection chez les Bleus en termes de durée. 5 secondes. C’était le 12 octobre 2005 lors d’un match de qualif’ entre la France et Chypre et d’une victoire 4-0 des locaux. Le sélectionneur, Raymond Domenech, a voulu faire participer Jurietti à la fête, exemplaire lors de la préparation. Il rentre, 3 foulées, coup de sifflet final, merci. Ne sera plus vu par la suite.

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Et un survêt’ gagné ! Un !

Marcel Dib

A une époque où l’Equipe de France était à la recherche d’une identité après avoir raté l’Euro 1988, Marcel Dib constituait un profil intéressant aux yeux du sélectionneur de l’époque, Henri Michel, puis Platini après que le premier ait été viré. Aboyeur et hargneux sur le terrain, Marcel se dote d’une bagatelle de 6 capes avec les Bleus, la première étant face à l’Espagne en amical. Une victoire 2-1 où le Monégasque était entré en jeu. Prometteur, il sera appelé à 6 reprises dans l’optique de construire un truc stable. Malheureusement, il ne donnera pas entière satisfaction et terminera sa carrière internationale par 10 minutes de jeu en entrant face à la RDA en 1990 et une victoire 3-0. Aux dernières nouvelles, Marcel tient une brasserie.

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A l’époque, les joueurs se foutaient du style. Ils savaient qu’ils avaient la classe sous ce maillot.

Ibrahim Ba

Il compte certes 8 sélections en Equipe de France, mais j’avais envie de le mettre dans cette équipe pour son histoire. Ibou Ba, c’est l’histoire d’un mec qui sort du lot au Havre, qui se fait remarquer à Bordeaux et qui est au top au Milan AC en 1997. Il fit alors partie des joueurs qui ont été pré-sélectionnés pour la Coupe du Monde 1998 avant de se faire recaler aux portes de la compétition avec la suite que l’on connaît pour les heureux élus. Si on parle beaucoup des mecs qui ont gagné le mondial, Ibrahim Ba ne s’est jamais remis de cet échec et sa carrière s’est transformée en un incroyable calvaire en enchaînant Pérouse, l’OM (où il n’a pas été inoubliable), Bolton, Rizespor et Djurgården où il y deviendra quand même champion de Suède. Mieux que rien même s’il semblait promis à un autre palmarès. Dessous, le talent d’Ibou face au Portugal en 97.

 

Jérôme Gnako

Jérôme Gnako a mis un peu de temps à se révéler. Mais c’est finalement à Angers puis à Monaco qu’il se trouvera au sommet de son art. Technique, le joueur s’avéra être une option intéressante pour Gérard Houiller au point de le sélectionner en 1992 pour le match de qualif’ en Coupe du Monde 94 contre l’Autriche. Une victoire 2-0 et une entrée en jeu au milieu de la seconde période puis une deuxième cape face à l’Italie en tant que titulaire en 94 sous l’ère Jacquet avant de ne plus être appelé sous le maillot bleu. Supposé incarner le renouveau du foot français, sa carrière en prit un coup lors d’une vilaine blessure au genou. Il arrêta le foot.

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La tête d’un mec sympa

Franck Gava

Formé à Nancy, c’est à Lyon que Franck Gava s’est révélé aux yeux du public Français. Avec son compatriote Florian Maurice, ils ont largement contribué aux bonnes performances de l’OL à l’époque en quête d’une équipe destinée à jouer le haut du tableau. Une régularité de 5 ans récompensée par trois sélections, la première face à la Turquie en 1996 et une victoire 4-0 où Franck est entré en jeu. Par la suite, il y eut la Suède et l’Ecosse, tous en amical. Il n’eut malheureusement pas l’opportunité d’aller plus loin avec les Bleus malgré des entrées correctes. Par la suite, Franck Gava se blessera gravement et mit un terme à sa carrière au Stade Rennais.

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La belle époque du maillot à damier de l’OL

Christophe Cocard

C’est le doyen de cette équipe. Avec ses 9 sélections, il est le capitaine indiscutable. En plus, le mec a connu deux générations de Bleus. La première cape de Christophe Cocard était en 1989 en qualif’ pour la coupe du monde 90 face à la Yougoslavie. Un match nul mais une entrée prometteuse au milieu des Amoros, Bats ou Boli. Attaquant de rupture vif, il connaîtra des périodes de hauts et de bas en sélection jusqu’à l’apogée en septembre 95 où il se retrouvera avec la génération Zidane, Deschamps et Desailly à marquer le dixième but du match face à l’Azerbaïdjan, chez lui à Auxerre. La putain de classe quand même.

Mickaël Madar

Un gitan chez les Bleus, c’est le surnom que lui donnait son pote Eric Rabesandratana au PSG grâce à ses longs cheveux. Mais c’était bien à Monaco que Mickaël Madar a connu sa première sélection lors d’un Roumanie – France pendant les qualifs pour l’Euro 96. Les Bleus menaient 2-1 mais la pression roumaine se faisait de plus en plus forte. Mickaël, tel un héros prit les choses en main et adressa un ballon superbe à un certain Zidane qui n’aura plus qu’à conclure et assurer la victoire à Bucarest. Du coup, Aimé Jacquet le convoquera pour un match contre l’Arménie et il marquera de la tête. Il fera même parti du groupe qui disputera l’Euro 96 mais il restera cantonné au banc de touche. Par la suite, Jacquet ne l’a plus jamais rappelé. En dessous, son but (à 1′ 08).

A propos de Une truite

N'est pas muette comme une carpe et sait l'ouvrir quand il faut. C'est l'histoire d'une truite qui s'est dit: "Putain, et si j'parlais de foot?" Spécialiste du foot anglais et des Bleus.

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