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Moi c’est Vizcarrondo, et toi t’es qui putain ?


A Nantes, le début de saison est plutôt prometteur. On attend tout de même la décision de la LFP par rapport à l’histoire du mec suspendu qui est entré en jeu contre Bastia. Mais ça, ce n’est certainement pas la faute d’Oswaldo Vizcarrondo. Focus sur un type qui a pour surnom « El Patrón » en Amsud, inutile de traduire.

You're talkin' to me ?!
You’re talkin’ to me ?!

6 matchs, tous titulaire. L’international vénézuélien s’est imposé au sein de la défense centrale du FCN. Si les Canaris ne sont qu’au début du droit chemin, Vizcarrondo compte bien y apporter sa patte. A 29 ans, son objectif devient de plus en plus clair: faire de son expérience un atout pour son copain de la défense centrale, trop tendre à certains moments, Papy Djilobodji.

Cette défense, prometteuse, est encore en rodage, faute de ne pas savoir parler la même langue entre les deux compères. Mais Oswaldo promet de bosser son français.

[blockquote style= »1″]On parle en « spenglish » ! Aucun des deux ne parle bien anglais, alors j’essaie d’accélérer mon apprentissage du français. je sais dire ‘ça vient’, ‘sortez’ ou ‘avance’. J’ai besoin de parler énormément sur un terrain et je me refuse à gesticuler car les caméras filment tout. | Vizca[/blockquote]

Pourtant, tout n’était pas acquis à son arrivée à la Jonelière, premier sceptique: son entraîneur.

[blockquote style= »1″]Sa lecture du jeu est très bonne et il est complémentaire de Papy Djilobodji, se félicite Der Zakarian dans le quotidien. Il n’est pas très rapide mais dans l’axe en L1, il n’y a pas 100 000 mecs qui vont très vite. Alex n’est pas un monstre de vitesse, Lucas Mendes ne va pas vite. Dans l’axe, c’est la lecture du jeu, l’agressivité, le jeu de tête et la relance. | Michel Der Zakarian, revenant[/blockquote]

Heureusement pour lui, la lecture du jeu, la taille et sa vista compensent la charrette qu’il ne souhaite pas décrocher, d’ailleurs je te file une vidéo trouvée sur Youtube avec le meilleur de ses 5 premiers matchs. Face à Nice, véritable test pour le FCN pour connaître les véritables qualités de l’équipe, le Patron a encore une fois géré les débats en éteignant l’armada offensive niçoise avec Papy Djilobodji. Anticipation, force et sang froid, voilà ce qui le caractérise.

El Patrón, c’est d’abord l’histoire d’un type qui n’a jamais été une star et qui a du bosser pour tirer son épingle du jeu. Il s’invente un style à la Mickaël Madar en plus impressionnant du haut de son mètre 91 et possède un physique qui a de quoi intimider ses adversaires. Pourtant, Oswaldo Vizcarrondo reste discret hors du terrain, le temps de travailler son français, parfaire son jeu de tête après l’entraînement où il peut y rester parfois plus d’une heure, ce type sera selon moi un des bons coups du mercato. Pour un club qui n’a eu que quelques jours pour recruter (interdiction de mercato au début de l’été), on peut dire que ce coup là fait oublier les fiascos comme Gravgaard ou Douglao.

En attendant, laissez le Patron bosser, il vous le rendra.

A propos de Un blobfish

Quand je suis rentré au TF en 2012, on m'a promis que j'allais traiter des sujets intéressants mais je n'interviens que pour la L1 et L2. Du coup, je fais la gueule.

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